mercredi 17 avril 2013

O comme Oloron-Sainte-Marie


Impossible pour moi de faire l’impasse sur cette sous-préfecture des Pyrénées-Atlantiques, c’était un inépuisable sujet de conversation entre ma grand-mère, ma mère et mes tantes, aussi loin qu’il m’en souvienne. Et je ne vous parle pas des chocolats Rozan…

Maisons en bordure du gave, à Oloron
J’ai retrouvé dans les papiers de famille une carte-lettre de ma grand-mère Julia adressée à ma mère, poste restante à Oloron, où mes parents étaient de passage (ils s’apprêtaient à me rejoindre en Espagne, où j’effectuais un séjour linguistique). J’y relève ces quelques mots : «J’espère que celle-ci te parviendra avant votre départ pour les heureuses retrouvailles ! Montre à Dominique nos demeures où vous avez passé votre jeunesse heureuse !… puis le tribunal !»

Je constate que ma grand-mère avait un faible pour les points d’exclamation. Sans doute la marque de son caractère vif, prompt à s’emporter, qui s’est transmis à sa descendance ! «Votre jeunesse heureuse» fait allusion à ses quatre enfants.

Mais revenons à Oloron. C’est une petite ville d’une dizaine de milliers d’habitants, adossée aux Pyrénées, à une trentaine de kilomètres de Pau. Elle est située au confluent des gaves d’Aspe et d’Ossau, qui délimitent les trois quartiers de Sainte-Marie, Sainte-Croix et Notre-Dame. Aujourd’hui encore, il m’arrive de la traverser, trop rapidement à mon goût, lorsque je me rends dans la vallée du Barétous, où mes cousins et cousines ont gardé leurs attaches familiales.

Après leur mariage, mes grands-parents maternels se sont d’abord installés à Goès, en bordure de la ville, avant d’habiter rue Adoue. J’ai déjà évoqué Goès et j’ai indiqué dans le même billet que Maurice Maitreau était greffier, d’où la volonté de ma grand-mère de me montrer le tribunal.

Mon grand-père exerça également la fonction de conseiller municipal sous la mandature d’Amédée Gabe, maire d’Oloron de 1919 à 1932. Il subsiste de cette époque une ceinture tricolore ornée de pampilles dorées, le tout un peu fané, et deux photos prises à l’occasion de la visite de Gaston Doumergue dans la capitale du Haut Béarn. L’épisode se situe vraisemblablement en juillet 1928, lors de l’inauguration de la gare de Canfranc par le Président de la République et par le roi d’Espagne, Alphonse XIII. Ma tante Jacqueline a fièrement inscrit au dos : «Doumergue, Président de la République française, Gabe maire, papa adjoint».

Visite de Gaston Doumergue à Oloron, Archives personnelles
Vous l’aurez compris, il faut que je prévois impérativement un séjour sur place pour consulter les archives communales, la presse locale et les registres de recensement, afin de compléter mes informations. De nombreuses heures de recherche en perspective et une nouvelle incursion dans la gastronomie locale pour garder la forme (et les formes) !

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