jeudi 25 avril 2013

V comme village circulaire


Nous sommes dans la Drôme, à une douzaine de kilomètres au nord-est de Valence et le village s'appelle Alixan. Il a la particularité d'avoir un plan circulaire : trois rues bordées de maisons s'enroulent autour d'un piton central sur lequel a été bâtie l'église.

Cadastre d'Alixan, AD Drôme 3P 3254/11 Section H

Je l'ai découvert lorsque je travaillais sur la branche de François Morel, le médecin-major qui a eu la bonne idée de consigner dans un carnet toutes les étapes importantes de sa carrière militaire. François est né à Peyrus, au pied du Vercors, comme son père, Antoine, et son grand-père, Jean-Baptiste, avant lui. Mais ce dernier a pris femme en dehors de sa paroisse.

Comment ai-je trouvé le mariage de Jean-Baptiste Morel et de Louise Royanez, célébré à Alixan le 27 novembre 1753 ? Je l'ignore. À l'époque, je ne tenais ni blog ni journal de recherches. Je me contentais d'ouvrir une feuille (non datée) par paroisse, sur laquelle je notais toutes les trouvailles potentiellement intéressantes au fil de la consultation des registres : pour chaque événement, la date, la nature de l'acte, le nom des personnes concernées et le numéro de folio, de façon à pouvoir y revenir en cas de besoin. Ces feuilles étaient, et sont toujours, rangées par ordre alphabétique dans un gros classeur vert.

Je pense que ce qui m'a mis sur la piste d'Alixan, c'est une mention dans l'acte de baptême d'un des enfants du couple Morel-Royanez, Marie Anne, née le 6 mai 1764, et baptisée le lendemain à Peyrus : "le parrein a été Laurent Astier du lieu d'Alixan". Ce qui prouve, s'il en était besoin, l'utilité de reconstituer dans la mesure du possible les fratries complètes. Chaque document est potentiellement porteur d'indices utiles pour la suite des recherches.

Bonne pioche ! La famille Royanez est manifestement originaire d'Alixan et, outre le mariage de Jean Baptiste Morel et de Louise Royanez, j'y ai trouvé sept autres mariages concernant mes ancêtres, ainsi qu'un bon nombre d'actes de baptême et de sépulture. À ce jour, je suis remontée jusqu'au mariage d'un certain Claude Royanes avec Jeanne Simard, le 29 juin 1657. L'acte n'indique malheureusement pas le nom des parents des conjoints, mais il nomme le notaire qui a reçu le contrat. Et les registres d'Alixan, certes lacunaires pour les périodes les plus anciennes, remontent jusqu'en 1553, avec des actes de baptême en latin. J'ai encore du pain sur la planche.

Lors d'un bref passage en mai 2010, j'ai pu apercevoir l'église d'Alixan, aux allures de forteresse sur son piton rocheux. Elle était malheureusement fermée, comme c'est trop souvent le cas de nos jours, mais j'aime à penser que certains de mes ancêtres ont gravi le chemin qui conduit jusqu'à elle(1).

Eglise d'Alixan, archives personnelles



(1) Pour en savoir plus sur le village circulaire d'Alixan, voir le site suivant : http://www.amisduvieilalixan.fr/index.htm

1 commentaire:

  1. Dans l'Hérault, d'où je suis originaire, beaucoup de villages circulaires comme Alixan.

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