lundi 30 septembre 2013

Je m'organise ?


Nous voici arrivés à fin septembre. Il serait peut-être temps de songer à traiter le généathème du mois ! Mais par où commencer ? par l'inventaire des outils à ma disposition, peut-être.

Fan d'Apple depuis des lustres, je dispose d'un Mac avec un confortable écran de 21,5 pouces, très pratique pour consulter les archives en ligne ou retoucher les photos, et d'un iPad qui me permet de garder le contact avec les autres blogueurs, si je suis temporairement éloignée de mon camp de base. Je dispose également de plusieurs disques durs externes pour les indispensables sauvegardes.

Mon bureau, avec l'indispensable tasse de café

Côté logiciels, j'ai la dernière version d'Heredis pour Mac en attendant la prochaine qui ne saurait tarder, ainsi qu'une version Heredis pour iPad, que j'utilise uniquement pour la consultation et non pour la saisie. J'ai également installé sur mon ordinateur La France à la loupe, un logiciel conçu par BSD Concept qui recense toutes les communes, leurs voisines, leurs innombrables toponymes (lieux-dits habités ou non) et donne accès aux cartes de Cassini. Précieux pour déchiffrer certains actes anciens.

Cela ne m'empêche pas d'avoir à portée de main des cartes IGN par région, afin de mieux localiser mes ancêtres : Pays de la Loire (celle-ci commence à donner de sérieux signes de fatigue), Normandie, Limousin (pour les ancêtres de mon mari), Aquitaine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes… tiens, il manque l'Alsace-Lorraine !

Un aperçu de la bibliothèque "généalogique"

Sur une étagère à proximité, j'ai également plusieurs livres que je pourrais classer en trois catégories :

  • Les livres pratiques sur la généalogie, les techniques de recherche, internet, la paléographie…
  • Les livres historiques, dont l'incontournable Contexte, guide chrono-thématique de Thierry Sabot, 
  • Les livres à tendance régionaliste, souvent illustrés à l'aide de cartes postales anciennes.

Les premiers vieillissent parfois mal. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer ce paragraphe relevé dans un livre(1) datant, il est vrai, de 1991, à propos de l'informatique nomade :
"On parle aujourd'hui de disques durs de 30 à 40 Go. La rapidité croît en proportion et la barre des cent millions d'opérations par seconde est franchie. Le matériel est d'ores et déjà capable de sensationnelles prouesses techniques. Il est bien évident, toutefois, que le simple particulier ni sans doute la plupart des associations, n'auront jamais accès à de tels ordinateurs, pour des raisons de coût."

C'est moi qui souligne. Une leçon à en tirer : méfions-nous des affirmations péremptoires, elles risquent d'être magistralement démenties par la suite.

Mais continuons l'inventaire. J'ai également une pile d'exemplaires de la Revue française de généalogie. À ce propos, existe-t-il un répertoire des articles déjà publiés ? cela serait bien pratique(2).

Au-dessus de la pile, quelques chemises intitulées "Degrés de parenté", "Recherches aux Archives de Paris", "Courriers et liste infos à collecter", "Arbres et listes", "Copies d'actes à enregistrer". Une forme de désordre organisé, en quelque sorte. Sans compter une pochette transparente, ouverte récemment, pour accueillir ce qui n'a trouvé place nulle part ailleurs et qui pourrait répondre au joli nom de "fouzitou".

Passons aux classeurs qui squattent rayon après rayon des étagères :

  • Deux classeurs verts à portée de main, l'un qui contient les notes prises lors de la consultation des registres (classées par ordre alphabétique de paroisse) et l'autre les fiches Geneanet imprimées lors de la consultation des arbres en ligne (classées par ordre alphabétique de patronyme),
  • Trois classeurs bleus, dans la bibliothèque derrière mon dos, qui contiennent des papiers de famille,
  • À ce jour vingt-et-un classeurs rouges, plus un vert pour les actes divers(3), qui contiennent les copies des actes d'état civil et leur transcription, avec des intercalaires par branche (Adema, Allard, Arramonde…), certaines occupant à elles seules un, voire deux classeurs entiers. Un inconvénient : l'insertion d'une nouvelle branche entraîne parfois de fastidieux transferts d'un classeur à l'autre.

Notes sur les recherches par lieu

Je ne me sens pas prête pour autant à adopter l'attitude zéro papier et le coup de stress que je viens d'avoir en passant d'iOS 6 à iOS 7 (mon iPad refusait de s'ouvrir si je ne lui donnais pas un code que je n'avais jamais programmé, arrrgh…) n'arrange rien !

Pour la prise de notes, un bloc format A4, un autre format A5 et un tout récent cahier Moleskine, mais mon premier réflexe, c'est encore de saisir une feuille volante dans la pile de papier rebaptisé "brouillon". J'éprouve un réel plaisir à laisser courir le stylo-bille au fil de ma pensée… Je classe après.

Tout cela est un peu envahissant, bien sûr. Et je ne vous ai pas parlé d'une boîte avec des photos dans des enveloppes brunes, même pas "acid free" à mon avis, dont certaines sont numérisées et d'autres pas ! Mais je m'y retrouve assez facilement. Une seule angoisse : le jour où mon mari attaquera sérieusement les recherches de son côté. Les mètres linéaires nécessaires risquent de grimper vertigineusement, à moins de changer radicalement de mode de fonctionnement !

(1) La généalogie, histoire et pratique, sous la direction de Joseph Valynseele, Larousse, collection Références histoire, 1991

(2) Il existe quelque chose d'approchant sur le site de la RFG, sous l'onglet Le Magazine, rubrique "Consultez les articles par catégorie".

(3) J'y classe les actes relatifs aux prêtres, maires, secrétaires de mairie, notaires, etc. des paroisses et communes où ont vécu mes ancêtres, lorsque je tombe dessus en feuilletant (virtuellement) les registres.

8 commentaires:

  1. Quel bureau bien rangé et quelle organisation maitrisée :) on sent la professionnelle là :)

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    1. On ne se refait pas ! déformation professionnelle sans doute, tu as tout à fait raison. :))

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  2. 27 classeurs !!! Je ne connaissais pas ton logiciel la France à la loupe, je me contente de géoportail, mais ce n'est pas toujours suffisant...

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    1. Eh oui, j'appartiens indiscutablement à la génération papier. En outre, dans une vie antérieure, j'appartenais à une profession où l'on avait l'obsession de la pièce justificative, il m'en est resté quelque chose.
      Pour ce qui est de la France à la loupe, j'ai dû l'obtenir gratuitement avec Heredis. Le mieux est d'aller voir sur leur site.

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  3. Je me reconnais parfaitement dans le début du billet, car j'utilise "presque" le même matériel informatique, et sensiblement les mêmes lectures (sur d'autres départements). Mais je renouvelle ici le conseil d'achat de l'excellentissime livre de Thierry SABOT: "Contexte"

    Pour ma part, ayant démarré ma généalogie il n'y a que 5 ans, je suis passé directement au 0 papier (même si j'ai tout de même quelques documents papier).

    En tout cas, merci pour ce nouvel éclairage.

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    1. J'ai commencé quasiment en même temps que vous, même si j'avais eu des velléités avant, mais je n'étais manifestement pas formatée pour le 0 papier !

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  4. Excellente présentation de ton organisation ! Je ne connaissais pas la France à la loupe, je vais regarder ça de plus près ! Je te rejoins sur la mixité papier/virtuel et le griffonnage sur feuille volante ! Merci Dominique !

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    1. Merci Gloria. Vraiment très pratique la France à la loupe, notamment pour tous les toponymes que l'on peine à déchiffrer dans les registres paroissiaux.

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