lundi 31 mars 2014

Nous vivons une époque formidable


Je viens de passer une douzaine de jours à plusieurs milliers de kilomètres de mon camp de base, dans une région que nos grands-parents appelaient l'Extrême-Orient et où les tours d'habitation de cinquante étages poussent aujourd'hui comme champignons après la pluie.

L'occasion de tester l'accès à Internet. À Singapour, où tout est hors de prix, le wifi dans les hôtels ne déroge pas à la règle. À Taipei, il est gratuit. À Canton, qu'il convient d'appeler désormais Guanzhou, le "login" correspond au numéro de chambre et le mot de passe au patronyme : par mesure de simplification, nous nous appelons tous Ji ! Mais l'accès à Internet est sévèrement contrôlé. Impossible, par exemple, d'ouvrir certains de mes sites favoris, y compris mon propre blog qui, à ma connaissance, ne traite pourtant pas de sujets politiquement sensibles.

Source Icon Archive

C'est donc à Hong Kong que j'ai appris la mise en ligne des registres matricules des Pyrénées-Atlantiques. Je suis habituellement plutôt critique sur l'ergonomie du site des e-archives de ce département, mais là, je dois reconnaître que tout a été fait pour faciliter les recherches. Il suffit de taper un patronyme pour voir apparaître la liste de tous les porteurs du nom. Avec le ou les prénoms, c'est encore plus rapide, naturellement. Sur chaque ligne figure un lien qui permet d'accéder directement à la fiche matricule. Un vrai bonheur !

C'est donc confortablement installée dans l'un des fauteuils de la salle d'embarquement, en attendant le vol de retour vers Paris dans l'aéroport de Lantau, que j'ai pu vérifier sur ma tablette la participation de deux de mes grands-oncles à la Première Guerre mondiale. Je m'en doutais un peu, dans la mesure où ils figurent en uniforme sur une photo de famille, celle où Théodore Fourcade, assis, pose fièrement devant l'objectif, entouré de ses quatre fils.

Théodore Fourcade et ses fils
Archives personnelles

Mais là, j'accède à de nombreuses informations : sur leur service militaire, le régiment dans lequel ils ont été incorporés, leurs campagnes, leurs blessures… alors que je suis très loin de mon bureau favori. Nous vivons une époque formidable !

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